Le président de la Réserve fédérale de Kansas City, Thomas Hoenig, a répété mardi soir qu’il souhaitait voir le FOMC (le comité de politique monétaire de la banque centrale américaine) relever à 1% d’ici la fin septembre son taux directeur quasi nul actuellement en vigueur. M. Hoenig, a affirmé que l’économie américaine continuait de se redresser, même si la reprise n’était que « modérée ». Le secteur de l’immobilier donne lui aussi des signes de stabilisation, a-t-il ajouté.
- Pour Charles Evans, président de la Fed de Chicago, la politique accommodante de la banque centrale est appropriée et n’y a « pas d’urgence » à relever des taux. M. Evans, qui n’est pas un membre votant du comité de politique monétaire de la Fed cette année, a par ailleurs déclaré qu’en toute probabilité, le taux de chômage baisserait lentement, ajoutant que sur fond d’une inflation relativement sable, les dépenses des consommateurs allaient sans doute s’accroître de façon modeste.
- Répondant à des journalistes suite à son intervention, M. Evans a indiqué que pour le moment, la crise financière touchant la zone euro n’avait pas beaucoup d’effet aux Etats-Unis. L’économie américaine, « suffisamment résiliente » est en croissance quoiqu’à un taux peu élevé, a-t-il déclaré.
- La ministre française de l’Economie et des Finances Christine Lagarde a salué l’entrée de l’Estonie au sein de la zone euro prévue pour 2011 tout en appelant à la mise en place de règles budgétaires plus strictes au sein des pays membres.
- Dans un communiqué publié mardi, la banque populaire de Chine (PBOC) estime que la crise de la dette européenne va avoir un impact négatif sur la croissance économique de la Chine. Le rapport entrevoit une croissance stable et rapide quoique freinée par des frictions au niveau du commerce. La demande intérieure en Chine n’est toujours pas solide, indique le rapport.
- Les consommateurs américains sont encore gênés par des rachat de crédits mais à mesure que la confiance et les revenus vont se renforcer, les consommateurs recommenceront à emprunter, a déclaré mardi Elizabeth Duke, gouverneur à la banque centrale des Etats-Unis (Fed).
- Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires a salué les efforts de l’Espagne visant à réduire son déficit budgétaire. L’Union européenne a l’intention d’envoyer une délégation en Bulgarie pour étudier les méthodes statistiques qu’utilise celle-ci pour calculer les données économiques.
- Le ministre des Finances britannique, le chancelier George Osborne, a déclaré mardi devant la chambre des Communes que son gouvernement « s’était engagé à mettre en place le plan de réduction du déficit britannique ». M. Osborne a précisé que le Royaume-Uni s’inspirerait du modèle utilisé par le Canada dans les années quatre-vingt dix et consistant à recruter les meilleurs « au sein et en dehors du gouvernement » pour s’attaquer au défi que représente le déficit budgétaire. Pour commencer, les dépenses de Whitehall et des « quangos » (quasi organisations non gouvernementales) seront réduites d’un tiers, a-t-il indiqué.
- Au Japon, le nouveau ministre des Finances, Yoshihiko Noda, a déclaré que sa première mission était l’établissement d’un plan crédible d’assainissement des finances publiques à moyen terme. M. Noda, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse des ministres nommés mardi par le chef du gouvernement Naoto Kan, a précisé que le Japon pouvait se permettre de renoncer à certaines politiques de dépenses en raison des limites budgétaires et il s’est dit prêt à discuter d’une taxe sur les ventes.
- Aux Etats-Unis, l’Indice IBD/TIPP d’optimisme économique chute à 46.2 pour le mois de juin, alors que les économistes tablaient sur une hausse à 49 contre 48.7 le mois précédent.
- Au Canada, 189 100 mises en chantier ont été enregistrées au mois de mai, alors que les prévisions donnaient une hausse à 202 000 contre 201 700 au mois d’avril.
- L’agence de notation financière Fitch Ratings a appelé mardi le Royaume-Uni à accélérer ses mesures de réduction de la dette publique afin de pouvoir conserver une note de dette souveraine AAA. Selon Fitch, le rythme de réduction du déficit du Royaume-Uni est trop lent par rapport aux autres pays d’Europe.
- D’après Thomas Byrne, analyste chez Moody’s, la démission du Premier ministre japonais Yukio Hatoyama a des effets positifs. L’agence va se concentrer sur les perspectives financières du Japon à moyen terme une fois que la nouvelle administration aura publié ses plans budgétaires.
- Le secrétaire d’Etat britannique aux Finances Mark Hoban a affirmé dans un communiqué que le budget de l’Etat sera présenté au Parlement avant d’être soumis à l’Union européenne.
- Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a déclaré à l’issue de la réunion des ministres des finances européens à Luxembourg que les pays européens atteindront leurs cibles en termes budgétaires d’ici l’été 2011.
- La ministre espagnole des Finances Elena Salgado, dont le pays préside l’UE jusqu’à fin juin, a estimé que la prise de sanctions ne suffirait pas à résoudre la crise européenne.
- Le ministre autrichien des Finances Josef Pröll est d’avis que les pays de l’Union européenne doivent soutenir l’instauration d’une taxe régionale sur les transactions financières.
- En Suisse, le secrétariat d’Etat aux Affaires économiques revoit à la hausse les prévisions concernant le PIB suisse en 2010. Il table sur une progression de 1.8%, contre une première estimation donnant une hausse de seulement 1.4%. Les prévisions concernant 2011 sont quant à elles révisées à la baisse, de 2% précédemment à 1.6%.
- Aux Etats-Unis, le sénateur démocrate Chris Dodd a dit avoir l’intention de clore les discussions sur la réforme financière avant l’ouverture du sommet du G20 ce mois-ci au Canada.
- En Australie, l’Indice Westpac de confiance des consommateurs chute de 5.7% sur le mois de juin, suite à la baisse de 7% observée en mai. L’indice baisse ainsi de 108 à 101.9.
- Un sondage réalisé par Bloomberg auprès de ses abonnés révèle que 73% des investisseurs interrogés jugent « probable » un défaut de paiement de la part de la Grèce et 40% pensent que celle-ci devra quitter l’Union européenne. Parmi les personnes interrogées, seuls 23% estiment que le fonds européen de stabilisation parviendra à maintenir ensemble les pays de la zone euro et à empêcher un défaut de paiement d’autres pays.