Phénomène rare dans l’assurance-vie : en septembre 2011, les « entrées » ont été moins importantes que les « sorties » entraînant une décollecte de 1,8 milliard d’euros. En effet, les cotisations versées au titre des contrats d’assurance-vie se sont chiffrées à 9,7 milliards d’euros contre 11,5 milliards d’euros, représentant l’ensemble des prestations de rachats et capitaux versés en cas de décès ou au terme du contrat.
« En prenant en compte le mois de septembre 2011, il n’y a eu que trois mois de décollecte depuis 1977», explique Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants-Economiste. Ce phénomène s’explique par la conjugaison de l’effet de la décollecte et de la crise boursière, qui limite les performances et fait porter le risque aux assurés.
La crise pousse également les Français à la sécurité et vers les placements financiers à court terme. Aujourd’hui, le livret A note une collecte de 1,13 milliards d’euros. Par ailleurs, « les rachats sont d’autant plus aisés qu’une grande partie des contrats d’assurance-vie arrive à maturité » souligne Philippe Crevel. En effet, presque 64 % de l’encours de l’assurance-vie a plus de 8 ans et 47 % plus de 12 ans. Et enfin, un autre placement financier attire les convoitises des épargnants : l’immobilier, qui reste une valeur refuge en cas de crise.
L’évolution du marché de l’immobilier résidentiel déterminera l’évolution des encours de l’assurance-vie : reste à observer les tendances sur les prochains mois, car si le premier ralentit, le second devrait pouvoir se maintenir, voire progresser de nouveau…

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