L’enquête annuelle, réalisée par Fidelity , sur la confiance des investisseurs, indique, cette année, que la France se singularise du reste de l’Europe, par son regard très critique envers les acteurs financiers.
Même si la banque reste le partenaire privilégié en matière d’investissement, la présente étude révèle une grande fragilité, aujourd’hui : alors qu’en 2010, 78 % des européens témoignaient avoir confiance en leur conseiller, ils sont aujourd’hui 31 % à déclarer « douter » désormais de leur intermédiaire financier (33 % pour les Français). Cette tendance est observée auprès des habitants des 14 pays étudiés, à l’exception de la Pologne. Cette baisse de confiance s’explique par le manque de réactivité, épinglé à 25 % et par un problème d’écoute (22 %).
Malgré tout, 47 % des Européens (48 % en France) estiment, cependant, n’avoir aucune raison de bouger, ni de changer de conseillers financiers. En effet, seulement 10 % (14 % en France) pensent le contraire et sont motivés par le changement, d’une part à cause des frais élevés (41 % en Europe et 37 % en France) et, d’autre part, pour des lacunes relevées au niveau des conseils (30 %).
« Au regard de cette étude, il me semble que les épargnants européens sont en attente d’une relation plus franche et mature et ceci concerne, aussi bien les fabricants de produits et solutions financières, tel que Fidelity, que les distributeurs, comme les banques, les conseillers en gestion de patrimoine. », souligne Christophe Gloser, Président de Fidelity.