Plongeon historique de Wall Street

Le plongeon historique de Wall Street serait dû à une erreur de trading ?

Voici un résumé des principaux événements économiques des sessions européenne et américaine:

Une erreur de trading serait à l’origine de la chute spectaculaire qui a fait perdre près de 10% en séance aux grands indices de Wall Street jeudi après-midi. L’erreur aurait fait boule de neige sur des marchés déjà fiévreux à cause de la crise européenne, et les indices S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average, même s’ils sont parvenus à limiter leurs pertes avant la clôture, enregistraient tous deux des pertes de 3.2%.

Selon certaines sources, l’erreur proviendrait d’une opération passée sur le marché du Nasdaq par un trader de la banque Citigroup. Cette dernière s’est défendue en disant qu’elle enquêtait sur la rumeur et que pour l’heure, elle n’avait trouvé aucune preuve indiquant qu’une erreur de trading avait été commise au sein de son entreprise.

Durant la séance américaine jeudi après-midi, l’euro a chuté à son plus bas face au dollar depuis le 5 mars 2009 à 1.2529.

En Grande-Bretagne, les sondages à la sortie des urnes confirment le scénario du « parlement suspendu » ou « parlement bloqué » (« hung parliament » en anglais). Le parti Conservateur serait en tête avec 307 sièges, le Parti travailliste arriverait en deuxième position avec 255 sièges, suivi des libéraux-démocrates qui en obtiendraient  59.

Dans une interview à Sky News, le ministre du Commerce Peter Mandelson, le numéro du parti travailliste, a évoqué la possibilité d’une coalition entre le Labour et les libéraux-démocrates.

Le ministre japonais des Finances Naoto Kan a indiqué que le G7 allait tenir une conférence téléphonique vendredi pour discuter de la crise financière en Grèce. M. Kan a précisé qu’aucune intervention coordonnée sur les devises n’était pour l’instant prévue.

En Australie, la Banque de réserve d’Australie (RBA) a indiqué dans son rapport trimestriel qu’en 2011 et 2012, l’économie nationale connaîtrait une croissance supérieure à la moyenne. La banque centrale européenne a par ailleurs estimé que l’aversion au risque pourrait ralentir l’économie.

Le ministre des Finances australien estime que la communauté internationale saura faire face à la crise financière en Grèce.

Le G7 suit de près ce qui se passe sur les marchés boursiers, a déclaré le ministre canadien des Finances Jim Flaherty. Les acteurs des marchés sont inquiets de la situation en Grèce et craignent une éventuelle contagion, a-t-il indiqué.

Dans une déposition destinée à la Commission d’enquête sur la crise financière, le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner a estimé jeudi qu’en créant une séparation entre divisions sans risque et divisions risquées dans les grandes institutions financières, certaines firmes risquaient de se retrouver hors de portée de la régulation  financière.

Le Sénat américain a rejeté jeudi la proposition visant la création d’une division chargée de la protection des consommateurs financiers au sein de la Compagnie fédérale d’assurance des dépôts bancaires américaine (FDIC).

Le président de la Fed de St. Louis James Bullard  a déclaré que la banque centrale pouvait commencer à vendre ses actifs adossés à des prêts immobiliers avant de commencer à relever les taux d’intérêt.

Le président de la Fed de Chicago Charles Evans prévoit une croissance de l’économie américaine de 3.5% en 2010.

Le président de la Fed de Kansas City Thomas Hoenig invite les membres de la banque centrale à surveiller de près l’impact de la crise financière grecque sur les marchés américains en période de reprise. M. Hoenig estime que les données sur l’emploi de ce vendredi seront positives.

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke s’est prononcé jeudi contre la proposition visant à conférer au Congrès un droit d’audit sur les décisions de politique monétaire de la banque centrale. De telles mesures « menaceraient sérieusement l’indépendance de la politique monétaire », alimenteraient les craintes d’inflation, augmenteraient les taux d’intérêt sur les marchés et nuiraient à la stabilité économique et à la création d’emplois a-t-il déclaré.

Dans une interview à SIC Noticias, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, restant relativement serein malgré les pressions des marchés, a estimé que l’économie de la zone euro était sur la voie de la reprise.

Le gouvernement grec adopte de nouvelles mesures d’austérité dans le cadre des conditions exigées pour assurer le prêt de 110 milliards d’euros de l’Union européenne et du FMI.

La chancelière allemande Angela Merkel appelle à l’instauration de nouvelles lois visant à éviter la spéculation sur les marchés. Madame Merkel a par ailleurs estimé que l’aide à la Grèce était nécessaire pour la stabilité de l’euro.

Selon le sous-gouverneur à la Banque du Canada (BOC) John Murray, les prix des matières premières devraient poursuivre leur progression pendant les années à venir, à mesure que les pays émergents se développent

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